Rigolades
Du 15 novembre 2008 au 22 mars 2009
Organisée par Catherine Sinclair

Edmund Alleyn, Maxwell Bates, Paul Beaulieu, Ghitta Caiserman-Roth, Lynne Cohen, Betty Davison, Sherrard Grauer, Edwin Holgate, Arthur Lismer, Joss MacLennan, Gerald McMaster, Ron Noganosh, Caryn Nuttall, Cyril Ryan, Jack Shadbolt, Philip Surrey, Jacques de Tonnancour, Alex Wyse


Sherrard Grauer, Les garcons aux faces de chiens – au bord de la falaise, 1974, pastel à l'huile sur papier, Collection Firestone d'art Canadien.

 

Tirée des fonds de la Collection Firestone d'art canadien et de la collection d'art contemporain de la Galerie d'art d'Ottawa, Rigolades examine l'emploi de l'humour par les artistes. Absurde, caricature, ironie et parodie, autant de moyens de traiter de problèmes socioculturels et politiques. Dans certaines oeuvres, les artistes nous invitent à apprendre en riant de nos défauts, comme Edmund Alleyn dans sa caricature de son camarade artiste York Wilson ou Arthur Lismer dans son dessin, A.Y. Jackson en clown, II (1955). Dans d'autres oeuvres, nos interactions de tous les jours sont source d'amusement, comme dans Miam miam (1985) de Betty Davison où deux amants préféreraient se dévorer mutuellement que leurs cornets de crème glacée fondants et oubliés, ou dans Les garcons aux faces de chiens–Au bord de la falaise (1974) de Sherrard Grauer, qui souligne l'aspect canin des jeux de jeunes garçons. Lynne Cohen pousse son exploration du quotidien dans sa scène ironique d'un club de santé, alors que Philip Surrey aborde l'étrangeté inhérente du cadre urbain où les motifs tracés par les piétons évoquent une chorégraphie.

L'humour sert aussi à contester le statu quo ou exercer du pouvoir sur des normes tyranniques. Ghitta Caiserman-Roth et Edwin Holgate ont pratiqué la caricature politique pour commenter avec ironie, et parfois amertume, les lutes syndicales et l'incidence de la Seconde Guerre mondiale sur les marginaux. Plus près de nous, Ron Noganosh et Gerald McMaster usent d'humour pour traiter des graves problèmes des communautés autochtones. Dans C'est tout ce que ça coûte (1991), Noganosh réunit un étrange assortiment d'objets trouvés–jouets, monnaie, couverture de la Compagnie de la Baie d'Hudson et drapeau américain–pour souligner les effets du colonialisme, comme l'alcoolisme, alors que McMaster a recours à la bande dessinée pour interroger l'histoire de l'oppression des Autochtones dans Les maniaques de Pluton (1992).

– Catherine Sinclair, conservatrice, Collection Firestone d'art canadien

Activités

Vernissage
Le jeudi 27 novembre à 17 h 30

Rencontre avec la conservatrice Catherine Sinclair (en anglais)
Le vendredi 12 décembre à 12 h 30

Atelier pour la famille avec la caricaturiste Laura Lynn Eggleston (en anglais)
Le samedi 21 mars à 13 h